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Publié : 9 mars
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Accompagner un élève allophone issu d’UPE2A vers les Epreuves Anticipées de Français du baccalauréat général et technologique.

Article au format pdf du CASNAV de l’académie de Versailles.

Spécificité de l’élève « allophone » : sa/ses langue(s) d’origine ainsi que sa/ses langue(s) de scolarisation ne sont pas le français. Il a déjà été scolarisé antérieurement mais dans une autre langue et dans un autre système éducatif ; cela implique pour lui un double effort de transposition, linguistique et méthodologique.
Si les compétences et les connaissances acquises antérieurement ne coïncident pas exactement avec celles du programme de français, elles constituent cependant un support important sur lequel s’appuyer pour accompagner cet élève dans sa poursuite d’études et la réussite de sa scolarité en France.
A l’issue de sa première année de scolarisation en UPE2A l’élève allophone est toujours en cours d’acquisition de la langue de scolarisation. Comme le précisent les Ressources pour le Français Langue de Scolarisation (Eduscol, http://eduscol.education.fr/cid59114/ressources-pour-les-eana.html) :
« Si un français de communication courante avec les pairs peut s’acquérir en 6 mois, il faut au moins plusieurs années d’étayage individualisé et spécifique pour un français langue de scolarisation, compte tenu des difficultés particulières inhérentes à la production écrite »
Il est donc nécessaire de laisser du temps aux élèves allophones et de « toujours créditer l’élève de sa marge de progression ».
Comme l’indique la circulaire n° 2012-141 du 2-10-2012 : « La maîtrise encore insuffisante de la langue française ne doit pas être un obstacle rédhibitoire à une orientation choisie dans la mesure où l’élève est engagé dans une dynamique de progrès en français langue seconde et dans d’autres domaines de compétences. » L’idée n’est pas d’exiger un niveau de performance linguistique égal à celui d’un natif, quasiment impossible à atteindre en si peu de temps pour un allophone, mais que cette épreuve du baccalauréat ne pénalise pas trop fortement l’élève dans la poursuite de son parcours d’études qui peut être brillant par ailleurs [...]